Potosi, le dèbut de l'enfer


Mon voyage devait forcèment rencontrer quelques problèmes...mais là...l'accumulation de ces derniers m'a mis un sacrè coup de massue, explications :

Dimanche 19 avril au soir, nous partons pour Potosi (3h de trajet) mais surtout pour passer de 2000m à 4070m et là tout s'enchaine, dans le bus, je commence a ne plus dire un mot, a m'endormir, mes forces me manqu ent, pas un seul coup d'oeil par la fenetre, à l'arrivèe, je rechigne a sortir, finalement, je sort en titubant et saute dans un taxi direct pour m'y allonger a l'arriere, nous arrivons a l'hotel, je ne peux plus parler, je suis le bresilien et tombe KO dans mon lit.

Lundi 20 avril : Je passe la pire nuit de ma vie, je n'arrive pas a dormir, je suis pris de panique, je suis essouflè, mon coeur est au maximum, j'ai froid, chaud, faim, j'ai peur, j'ai tres tres peur.
A 7h du mat, je dis a Tomy que je vais a l'hopital d'urgence. Prise de tension, l'infirmiere me dit qu'elle est tres haute et qu'il vont me faire une piqure pour la faire chuter, heureusement l'effet est quasiment instantanè, des comprimès anti-mal d'altitude me seront filè. Quand je rentre a l'hotel, je m'ecroule, mon esprit n'imprime plus rien, je me met à pleurer devant les gringos sauf que je n'ai pas de larmes a cause de la deshydratation...
Après avoir passè toute la journèe au lit, une news nous arrive, la ville va etre bloquèe a partir de ce soir minuit et pendant 2j !! Il faut donc pa rtir maintenant, mon etat est pitoyable mais je puise dans mes graisses pour aller jusqu'au bus pour sortir de cette ville infernale. Les gens voyant mon etat de merde ultime m'offre des bananes et des fruits dans la rue...
19h : notre bus part rempli ! Les odeurs sont dures a supporter, je suis encore essouflè et je dois me taper 7h de voyage jusquà Uyuni (3675m). Le voyage est surreel car le bus fonce sans meme eviter les enormes trous et bosses qui "font" la route, j'essaye de dormir mais le bus recontre chaque minutes un trou ENORME et les 50 personnes du bus encaissent sans broncher jusqu'à un trou qui fut fatal pour moi, mon corps endormi et ne pouvant bien reagir, j'ai mal encaissè et pas du tout amortis un des plus mechant, ma colonne souffre encore aujourd'hui.

Mardi 21 avril, 2h du mat : Le bus nous laisse apres le pire voyage en bus de ma vie, ma colonne est morte, le froid me transperce, je suis etourdi, les hotels sont tous complets...le cauchemard ne veut pas s'arreter. Finalement, nous trouvons une chambre, ouf un lit.
Le matin, direction l'hopital de nouveau car rien ne va et une diarhèe phènomènale est venu se joindre a la fete...
C'est maintenant qu'arrive le moment où jme suis dit : "ça y est, ils veulent donc m'achever !".
Arrivant a bout de force a l'hopital, le mèdecin me garde et dècide de me perfuser, normal.
Il laisse ça a un autre, normal. Sauf que là, cet autre urluberlu dèbarque avec une casquette Calvin Klein pourrie imitation bolivienne grotesque et dans ses mains, le matos pour me perfuser...bon ok, c'est le prèposè, il connait son job, il doit faire ça toute la journèe. Pour le reste de l'histoire, j'appelerais ce fils de pute, Pedro. Pedro, donc commence à ouvrir ces aiguilles, etc, je jete un coup d'oeil et remarque qu'il n'a toujours pas mis ses gants...bizarre, bref et là il commence a chercher ma veine, toujours sans gants. Bingo, il aura mis le temps mais aura trouver autre chose qu'un os. Et là, après le garôt, il sort l'aiguille et commence a piquer SANS GANTS !! J'halucine, je cherche en quelle annèe on a arrètè ces pratiques là en France (comme si je savais, ça se trouve, j'ètais pas nè). Bon, je prends sur moi en me disant que ça va finir rapidement mais Pedro bouge et mon sang commence à innonder ses doigts, rentrer a l'intèrieur de ses ongles, j'ai la chose en live sous mes yeux, je panique et là gros moment de solitude mèdicale dans le fin fond du trou du cul du monde, pour êponger, il sort quelques feuilles de PQ roses (qu'il se rêservait pour un moment intime) et il êponge mon sang avec.
Je vous raconte même pas ma tête moi qui gueule quand quelqu'un ose entrer avec ses chaussures dans ma chambre...je me suis dêcomposè sur place.

Je passerais 3 jours a tituber entre ma chambre, l'hopital, le petit dej, les taxis, a me faire apporter des plats dans mon lit, frigorifiè, essouflè, les levres explosès de deshydratation, le visage assechè, la vision floue, vertiges...Franchement, personne n'osait me parler et je les comprends, aucune douche depuis 4 jours, le summum du nèant.

Vendredi 24 avril, aujourd'hui j'arrive à marcher tout seul, manger tout seul, mes articulations sont rouillèes mais l'espoir est de retour. Bien qu'il flippe un peu quand il voit les serveuses servir le riz a la main pour le verser dans mon assiette...Mon dieu. Je me gave de complement d'electrolyte pour remettre a niveau mon sodium, potassium que j'ai perdu.
Je vais essayer demain d'aller voir ce fameux desert de sel car je n'ai pas fait tout ça pour rien, apres j'ai appris qu'il y a un train jusqu'a Ururo et de là, la route est bitumèe !!!!! ALLELUUIIIA!! VIVE LE BETON !!!!

2 commentaires:

mike a dit…

Prend soin de toi cousin, j iraite chercher meme si tu te fais kidnappé par les FARC
valeo

dob a dit…

Ben le ch'ti pépère il est monté trop d'un coups!...
C'est ça de vouloir faire le malin... "La montagne, ça se gagne" lol
Remets toi bien de tes émotions et continue ton blog : c'est super!

A+

dob