Machu Pichu, le Graal


Comment raconter ces 2 jours épiques...par paragraphes tout simplement, la forme la plus classique pour raconter une histoire :

Vendredi 8 mai 2009 : Le déclic

Je me lève a 7h, perso j'ai toujours pas tilté pourquoi, je mange, un appel de ma chère mère me disant de mettre une bavette sur ma bouche et mon nez, je décide de quitter l'hôtel et de partir tout seul au Machu Pichu dans la soirée.
La ville où je suis, Cuzco, est située à 130 km du Machu Pichu, peu de solutions pour y arriver :
- Les bus/van/taxi, cheap sur des routes hard, cette route s'appelle la route alternative, je la renommerais "à la péruvienne" ou "à la super méga roots".
- Le train, d'après la légende, le + cher au monde
- L'Inca Trail, 4/5 jours de marche sur le fameux chemin des Incas qui s'étend jusqu'à l'argentine, Bolivie, Équateur, joli mais 250 dollars...
Peu d'hésitation, il est 11h, je fais mon sac, 3 tee-shirts, 3 caleçons, 10 sandwichs au fromage local et c'est parti pour la version Roots !

Pour résumer, il faut aller jusqu'à un terminal de bus qui vous amène à Santa Maria, puis vous prenez un van qui vous emmène a Santa Teresa, un taxi qui vous emmène a hydroelectrica puis vous marcher 2h sur les rails du train du Machu Pichu et vous arrivez à Aguas Caliente, la base pour partir le lendemain matin à 4h du mat. Une durée de 12h si tout se passe bien.

19h pm : Cuzco
Je dis au revoir à tout le monde et pars tranquille jusqu'à la station de bus d'Aquilabamba. Bon, forcément, je commence à être habitué aux bus, je fais jouer la concurrence, blabla et on me propose un siège dans un bus super confortable avec boissons a volonté, seul problème, le siège est a côtè du conducteur...je demande si il y a une ceinture, on me répond que oui, méfiant et connaissant les trips "si, si, si amigo" je vais vérifier, pas de ceinture et le siège n'est même pas un siège, bref, je prendrais une autre compagnie après avoir gueulé dans le local "voleuse, menteuse" à cette conne.
Le conducteur, habituè, commence à foncer comme d'hab dans des routes qui serpente avec les classiques petits ravins sur les côtès, je commence à avoir la gerbe au moment où une jolie pèruvienne dècide de sympathiser avec moi (arf). Le trajet se faisant de nuit, je ne vois pas du tout où nous allons mais je distingue des ènormes pics enneigès au dessus de ma tête...
6h plus tard, nous arrivons à Santa Maria où le chauffeur nous jète sur le bord de la route en plein milieu de la nuit. D'autre gringos me raconteront qu'ils ètaient aussi au bord d'arroser de gerbe les passagers...

Samedi 9 mai 2009 :
2h am : Santa Maria
Là, un van attend à moitiè remplis, il m'explique qu'il partira à 4h quand il sera plein...donc après 1h d'attente coincé au fond d'un mini van, il décide de bouger...pour aller attendre 200m plus loin 2 gringas pendant 15 minutes, il est 4h du mat, personne ne se parle dans le van, ambiance.
Le van pars...ça commence gentil, un mec demande à monter sur le toit pour rentrer chez lui, le chauffeur accepte, ok. En fait, le trajet est simple, suivre le fleuve Urubamba en contrebas.
Alors, au début le fleuve est là à côté de nous, 5 minutes après, il est en dessous nous, 1 h plus tard, il est carrément à pic, je saurais pas dire combien de mètres mais j'ai prié tous les dieux que j'ai pu, une route interminable, un enfer avec le bus qui roule à 50 cm du vide durant 1h30.
Franchement, là je m'arrête, CETTE ROUTE EST LA PLUS DANGEREUSE que j'ai eu à prendre dans ma vie.
Pour vous dire à quel point j'étais apeuré, j'ai ouvert ma bouteille de coca et j'ai commence à respirer le gaz pour oublier ce que je vivais, bon ça m'a pas fait grand chose mais j'ai vécu 1h30 en enfer. Cette route ne peut pas avoir 2 vans au même moment. Alors quand le van a commencé à patiner au moment où une cascade d'eau passer sous ses pneus, j'ai cru que c'était la fin...le chauffeur commence une marche arrière alors que derrière, il y a un vide de peut-être 800m...il reprend son élan et passe. Mais le top fut quand nous somme arrivés à un pont...étroit, en bois, qui passe au dessus d'une cascade...Et tout ça avec un péruvien sur le toit qu'on a d'ailleurs laissé au milieu de nowhere...Et un conducteur que je ne connais pas qui a peut-être bu, sniffer ou est somnolent qui roule en flirtant avec la catastrophe à 5 du mat...
Non, sérieux, inoubliable, et cette pleine lune qui illumine le vide et le fleuve en contrebas, loin, très très en bas...Surréelle
Nous arrivons à Santa Teresa, je suis pétrifié de peur, je remercie le chauffeur 10 fois.

5h30 am : Santa Teresa
Je suis content d'avoir suvêcu. Nous prennons un taxi avec des gringos qui ont subi le même enfer que moi, 7 personnes pour 5 places...classique et nous partons pour hydroelectrica, 25 minutes à peu près.
Le problême, c'est que je croyais mon calvaire terminè mais non, le taxi rempli de 7 personnes dont 2 gringas dans le coffre repars sur cette putain de fameuse route mortelle cette fois ci encore + vite à la : "Vous inquiètez pas, je pourrais le faire les yeux fermès !". Cette fois ci, je suis à la maudite fenêtre de gauche et je suis le nez au dessus du vide...Je suis au bord de craquer, je demande a un australien si c'est moi ou lui aussi trouve que le taxi flirte un peu trop avec le vide...

6h am : Hydroelectrica

Nous arrivons entiers donc à la station hydro èlectrique du fleuve. Nous sommes exactement : un bresilien, 1 australien, 1 syngapourien, 1 argentine, 1 bolivienne, 2 israeliens.
Là, nous voyons les rails du train et nous avons juste à les suivre...mais dans quel sens...après quelques mêtres inutiles par la gauche à cause d'une argentine, nous revenons sur nos pas et filons vers Agua Calientes à l'heure où toute la faune se rèveille. Amazing.
Un pont où il est interdit de passer surplombe le même fleuve que nous suivons depuis 4h.

Enfin, nous arrivons à un endroit où les locomotives font leurs maneuvres, perdus au milieu de la jungle. Ah, explication, le Machu Pichu est situè dans la jungle ! Il fait donc bien chaud, quel bonheur !!!!
Nous voyons la loco arrivè et je teste le conducteur pour voir si nous pouvons monter faire un tour...et il accepte !! Nous nous retrouvons donc dans la loco avec les maneuvreurs, le conducteur en train de percer la jungle jusqu'a Aguas Calientes !!!


8h30 : Aguas Calientes

Bref, nous arrivons à Agua Calientes sans avoir dormi de la nuit...Ville qui a beaucoup d'argent mais qui ressemble à une station de ski ou une favela. Loin de l'esprit Inca, juste des hotels et des restaurants. Là, le singapurien sort une feuille où l'on parle d'une montagne où l'on peut voir le Machu Pichu en ètant plus haut que ce dernier...Le fameux Putucusi perchè a 2500 m.

Le Putucusi se mèrite...Après 1 petite heure de sommeil, nous repartons à l'assaut de ce pic. Simplement, le degrè de la pente est tel qu'a un moment nous nous retrouvons face à des èchelles en bois longues de 40 mêtres de haut et quasiment à la verticale...Vous imaginez la glissade fatale avec la rosèe du matin et le manque de sommeil...
J'ai beaucoup de mal à monter mais ce n'est que le dèbut. Sortant de la jungle et ses atractions sympas, nous arrivons au soleil, quel bonheur de courte durèe puisque durant l'autre heure de montèe, nous n'aurons pas d'ombre...d'où une arrivèe en nage avec une petite insolation ou mal d'altitude ou manque de sommeil, à vous de choisir.




A l'arrivèe, 2500m, je pousse un grand : "ouahhhhhhh oh la vache !", je me fait surprendre par le Machu Pichu face à moi, calme, ensoleillè, vert et sa citè. La vue est tout simplement bluffante.
La descente sera tout aussi bluffante puisqu'il faudra repasser par les èchelles en bois...en les descendant cette fois-ci avec des jambes bien fatiguèes.
De retour a Aguas Calientes, nous achetons nos billets, mangeons, achetons les provisions pour demain puis nous allons nous coucher à 18h30 pour moi.


Dimanche 10 mai 2009 :
4h : Aguas Calientes, le dèpart !

Pourquoi 4hdu matin ? Mazo, matinal...(ceux qui ont bossè avec moi vont rire je crois), la raison est simple. En face du MP, il y a toujours une montagne sur les photos, cette montagne s'appelle le Wayna Pichu. Cette montèe du Wayna Pichu n'est autorisèe qu'à 200 personnes à 7h du matin et 200 autres à 10h. Donc, il faut arriver dans les 400 premiers à l'ouverture du MP qui est à 6h du mat, pour cela il faut grimper les fameux escaliers qui mènent au MP dans la nuit noire de la jungle...



Je vais tout de suite abregè, cela a ètè une des plus difficiles montèes de ma vie, l'obscuritè, la nuit, des marches à n'en plus finir, un sommeil en moins, le Putucusi la veille et la pression d'arriver 401 ème...Non, j'ai crachè mes poumons sur ce coup, mes jambes y ont pas cru.
Au final, j'arrive et 70 personnes environ sont assises devant l'entrèe, entre autres des randonneurs chevronnnès et des filles de l'est...Ma chemise est trempèe, il est 5h30, je suis torse nu devant l'entrèe du MP, cool, heureux avant de me dire que je vais attraper un sacrè rhume comme ça. D'ailleurs, j'aurais le mal d'altitude encore au MP, super...Merci Aspegic sur ce coup là.


Bon, combien de personnes sont allès au MP en restant toute la journèe dans le brouillard ? beaucoup ! Le brouillard est permanent ici, donc jusqu'a 10h, c'est une vision surrèelle qui nous entoure, du blanc partout, du nuage...
Nous courrons à l'entrèe du Wayna Pichu pour faire valider mon entrèe (les 400 premiers) mais quelques heures plus tard, je renoncerais car j'ai trop entendu de gens dire que cette montèe est terriblissime.


Je dècide donc de faire la Porte du Soleil avec une amèricaine de l'Ohio que j'ai rencontrè sur l'herbe. 1h de marche pour atteindre cette fameuse porte qui surplombe le MP sous un soleil de plomb. Vues splendides, tombes incas, temples, fleurs magnifiques, arbres dantesques...

Mes impressions :





La vue en haut du MP est tout simplement incroyable, perdu au miileu de la jungle, perchè entre une vingtaine de pics, vous êtes entourès de jungle verte, les pics sont tellement hauts que vous ne distinguez pas le sommet perdu dans le brouillard et des deux côtès, vous avez ce fleuve qui coule...


Quel bête spèciale qu'est le lama, il passe sa journèe à brouter l'herbe, pousse des sortes de miaulements ridicules comparès à son poids et sa taille. Ma sèrie spèciale Lama !

Mes compères de Machu Pichu, kevin, john et emanuel !

Pour le retour, j'hèsiterais longuement pour reprendre la fameuse route Santa Maria- Santa Teresa...puis 1h avant que le train ne parte pour Cuzco, j'achêterais mon ticket 31,00 U$ pour 1h30 pèpère.

Bon pour rèsumer, ça vaut le coup si vous avez des jambes en condition pour grimper, descendre sinon, non c'est magique, dire qu'il y avait 2000 personnes qui vivait là...

Carte satellite du Machu Pichu :

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1 commentaire:

Pierrot a dit…

bon, g k'un truc à dire mec : respect. keske t'as dû en chier ! mais à voir les tof, ça valait sacrément le coup !
bon, maintenant, parlons sérieusement : c'était bien avec l'américaine rencontrée sur l'herbe ?
et les lamas ? c aussi marrant ke ckon raconte ?