7 septembre 2009,
Fin du voyage le jour de la fête de l'indépendance du Brésil, je suis arrivé a Rio, fin du voyage qui aura duré 5 mois. Mon dos a pris cher, je suis bien maigre et j'ai jamais été autant bronzé.
Pendant mon voyage, je me suis fait quelques frayeurs, rien d'énorme mais je vais les lister ici.
11. Passage de frontière Équateur-Colombie
Colombia enfin !
Arrivée à la gare routière de Quito en Equateur pour prendre le bus de minuit pour arriver à la frontière colombienne, nous attendons le bus en dehors de la gare. (S'il y a bien une chose à savoir en Am du Sud, c'est que les endroits qui craignent bien dans les grandes villes sont les gares routières.)
Nous nous retrouvons au milieu des crackmans, putes, clochards et mecs louches avec nos sac à dos de gringos et nos tronches de touristes...une attente d'une demi-heure un peu spéciale. Sachant que le bus se dirige vers la Colombie, je commence à me dire que les mecs qui montent avec nous vont peut être là-bas pour des livraisons "spéciales" et puis avec la parano et l'inconnu de la Colombie, nous passerons les 6 heures de bus la main sur nos couteaux...
10. Conducteur de taxi fou à Quito et bus sud-américains
Baños...ou faire du quad pourri en tongues
Un conducteur de taxi, soit sous l'emprise de stupéfiant, soit pressé, soit dans son état normal décidera de faire une course de dingue pour nous ramener à l'hotel. 10 minutes infernales où les feux seront plus que "brulés", les virages plus que serrés, l'aiguille du compteur qui s'affole et lui tout content de sa connerie. Pour m'expliquer les feux grillés, il m'expliquera qu'il ne faut pas s'arrêter aux feux à Quito la nuit sous peine de se faire braquer...connard !
Tous les bus d'Amérique du sud, on se demande si tous les chauffeurs veulent revoir leurs familles le soir...pourquoi une telle vitesse, pourquoi de tels risques ? Ok, ils connaissent la route comme leur poche mais de l'huile au sol et c'est parti pour un joli "saut andin". Je ne sais pas quoi dire pour raconter tant d'heures où j'ai pris sur moi, combien d'insultes au chauffeur, combien de "oh l'enculé, il a pas fait ça, je rêve, dis moi que je rêve, c'est pas vrai !!"
9. Flics colombiens qui veulent nous embarquer à Cali
Cali, la fête à la colombienne
Mon ami français a toujours un couteau Opinel dans ses poches, pratique quand arrive l'heure du saucisson mais pour les flics colombiens, ça devient une excuse pour vous faire chier. Les flics vont nous casser les couilles, nous proposer de partir avec eux dans le fourgon pour le poste (ou une destination inconnue dans ma paranoïa sud américaine). Je dis à Pierre : "hors de question que je monte dans ce fourgon, ils ont trop l'air con, faut tout faire pour rester là", nous sommes avec une colombienne, je lui dis : "Tu viens avec nous si on monte hein ?!". Au bout de 5 minutes de vérification, de léchage de fion, d'intimidation, ils nous laisseront partir tout joyeux en nous indiquant une boite de prostitués super cool pas loin..."ah gracias bande de connards"
8. Retour de la route de la mort avec le chauffeur taré
La route de la mort > mortelle !
La route de la mort en Bolivie ne sera pas périlleuse à part que pas mal de gringo finissent 1000m plus bas...mais au moins j'avais le contrôle de la situation sur mon vélo. Au retour, pour redescendre le reste de cette montagne, le chauffeur fera les dépassements les plus périlleux de mon voyage andin. Comme ce dépassement d'un van dans la poussière produite par la route sauf qu'en face un van surgit de la poussière et le chauffeur donnera un coup de volant pour éviter la collision...et tout ça pdt 1h de descente à rire et parler sans regarder la route...avec des abimes à gauche. Le soir, je le croise dans la rue par hasard, il me proposera de la c complètement défoncé...
7. Les flics brésiliens qui me braquent à Curumba
Bolivie, le choc après le Brèsil !
Je discute avec un mec qui fait des bijoux artisanaux et qui a donc un look de hippies et moi une tête de trafiquant brésilien. Bingo, 2 flics débarquent, nous braquent, je comprends pas leur accent ce qui a le dont de les énerver, ils me disent de me retourner, de regarder le fleuve...2 minutes un peu tendues avec un 38 sur le crane.
6. Le mec qui nous sort son flingue à Cali
Cali, la fête à la colombienne
Un mec qui nous propose les choses interdites habituelles et qui soulève son tee-shirt nous montrant son calibre et nous dit :"Rassurez vous, on peut y aller ensemble, jsuis armé, c'est tranquille, il n'y aura pas de problèmes". En pleine rue commerçante vers 16h. Après ça, dans ma tête tout le monde était armé en Colombie.
5. Accident de quad à Baños
Baños...ou faire du quad pourri en tongues
Quad+tongue+no light+sud america = problèmes pas loin...
Je suis sur le quad avec Katrine quand nous décidons de traverser le dernier tunnel avant de rentrer au village. Le tunnel est long, pas de lumières, en sens unique, vamos...au bout de 10 mètres, nous sommes dans le noir total avec un petit point blanc au fond, la sortie. 30 secondes plus tard, la roue du quad accroche un goulet d'évacuation d'eau sur les bords de la route et je m'éclate contre le mur à ma droite. Des gémissement derrière, entorse pour Katrine. Moi, je saigne du pied au genoux mais juste des méga hématomes. Des bus, voitures nous frôlent alors que je cherche une lampe pour avertir que 2 êtres humains sont là dans le noir, un taxi s'arrêtera et nous aidera à sortir le quad et nous illuminera le tunnel jusqu'à la sortie. Ouf !
4. Le saut de cheval a Jericoacoara
Jericoacoara, + belle plage du monde ?
Après une heure de cheval où je ne suis pas du tout à l'aise, mon bidet décide de suivre les chevaux des filles lancés au galop. Il les double et commence à atteindre une vitesse qui m'inquiète surtout que je n'arrive pas à l'arrêter. Au loin, je vois un petit canal d'eau où mon cheval se dirige, peu d'options là, soit :
- il saute avec moi au dessus de l'eau à une vitesse de folie
- il freine devant l'eau et m'envoie faire un salto quelques mètres plus loin
Il fera donc le saut de ma vie, mélange de stupeur et d'adrénaline (et de cri), il atterrira sur le sol avec moi dessus je ne sais toujours pas comment. Énorme, puissant, trop dangereux, trop bon.
Merci Solen et Flora !
3. Le cri de jaguar au Pantanal
Wild Pantanal
Alors que je marchais derrière l'hôtel sur un petit pont, juste à 5 minutes, j'entends un grognement énorme qui sort de l'arbre juste 10 m derrière moi...impossible qu'un animal de taille normale produise un son aussi puissant, je quitte le lieu en marchant à reculons "au cas-où". En arrivant à la maison des guides, tous me regardent médusés : "qu'est ce que tu es allé faire là-bas ?!"
Je réponds "Me balader" et là il m'explique que 1 mois plus tôt sur ce pont un groupe de 5 touristes s'est fait attaquer par un jaguar et que "là-bas" c'est exactement le territoire des jaguars...ça serait alors sympa de mettre des panneaux l'indiquant ou de fermer ce chemin, non ?!
2. Le mal d'altitude à Potosi
Potosi, le dèbut de l'enfer
Tout commence à Potosi à 4000 mètres d'altitude alors que j'arrive de Sucre à 2400 m. Je sors du taxi sans énergie, m'écroule dans le taxi, on me fout dans le lit, je suis KO. Je dors, dors, dors...sauf que durant toute la nuit, mon cœur voudra sortir de ma cage thoracique, je panique, je flippe, je suis à bout de souffle, comme si j'avais couru 6 marathons, hyperventilation. A 6h du mat, je bégaye "hôpital", on me traine jusqu'à la Croix Rouge où après prise d'une tension bien nase, on m'injectera un produit X qui évita surement un drame et me rendra une tension normale.
10 minutes après, je m'écroule en pleurs à la table du petit-déjeuner devant des gringos qui ne comprendront rien à ce qu'il se passe...
On m'expliquera plus tard que beaucoup de gringos font des accidents ou même meurent à Potosi d'œdème pulmonaire ou cérébral en croyant que ce ne sont juste que des maux de têtes et que cela passera avec un doliprane...
1. La route Santa Maria - Santa Teresa (SM-ST)
Machu Pichu, le Graal
Bon, cette fameuse "Alternative Road", route empruntée par un nombre incalculable de gringos qui ne veulent pas aller au Machu Pichu dans le train le plus cher du monde comme tous les autres...quel frayeur !
J'ai lu sur des forums des messages de personnes qui ont pris cette route et qui sont comme moi traumatisé par sa dangerosité. J'y ai vu que beaucoup de fois par an, des bus tombent au fond sans survivants...
2 semaines avant, je faisais du vélo en Bolivie sur la "Route de la mort" tout un après-midi, cette dernière a été fermé à cause de ces 200 morts/an et est appelé selon les pubs "la route la plus dangereuse du monde". Bref, pourquoi la route SM-ST continue t-elle ? Certainement parce c'est l'unique route pour atteindre ces villages.
Bref, pour raconter ce calvaire qui m'a fait frôler la mort pendant 2h, le paysage était tout simplement énorme, magique. En haut d'une corniche à je ne sais combien de mètres d'altitude, nous sommes sur un bout de terre s'appelant route, la pleine lune éclairant suffisamment le gouffre avec lequel nous étions en train de flirter et sa minuscule rivière au fond.
Je déconseille cette route aux cardiaques, etc. Pourquoi pas la faire soi-même, à pied, à vélo, en moto mais y aller avec un chauffeur qui prendra du RedBull (...) pour tenir ou des bières...c'est la roulette russe.
Pour le retour, j'ai pris ce train "le plus cher du monde"...
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